La période de la mue attention

 

Le printemps et la fin de l 'été il faut le brosser car il risque d' avaler du poils et d'être constiper, aller voir votre vétérinaire ,le faire boire de force au moins 70ml d'eau ou lui donner de la parafine  ,du jus d'ananas.Attention aux trop grosses crottes et aux grosses mues!!!

 

Pour info donner que des granulés verts à votre lapin, avec pommes ,carottes, foin...Eviter les mélanges de graines, leurs en donner une fois tous les 3 mois ou que le dimanche une petite poignée.

Je fais le choix de vacciner mes petits lapins contre la VHD et la Myxo et de les traiter anti coccidiose tous les 3 mois, ainsi de les vermifuger,  leurs mettre aussi de l'antiparasite du poils pour éviter les puces, tiques et poux.

L' entérococcie est une maladie qui se développe assez vite dans l'intestin du lapin qui est due à une bactérie lors d'un stress, chaleur, affolement, nourriture, sevrage, changement de cage...Prendre 1 l d'eau pour 10 ml de vinaigre et de la Tiamuline que vous lui donner en pipette.

La coccidiose.

C'est une coccidies due à un microbe due à une bactérie, la cause est les granulés, la paille, le foin, les fruits et légumes.Le lapin peut en mourrir en 10 jours.Le traitement est Metoxyl ou Corylap.

Pour les poux, puces et tiques je leurs mets une goutte d'huile essentielle de lavande dans le cou 1 fois par mois.

Pour les vers 1/2cuill à café d'ail dans 1 litre d'eau de boisson une fois par mois.

Pour les yeux collés du sérum physiologique sur un coton ou du collyre tel que Tevemyxine 2 à 3 fois par jour.

Pour le rhume fumigation de Perubor ou vicks. Antibiotique donner de la Mycoline voir avec votre vétérinaire.

 

Dès, le printemps attention aux puces et tiques sur le lapin s il se promène en extérieure. Ces petits insectes peuvent lui créer la myxomatose ,de la gale,des dermites purulante et autres.Vermifuger votre lapin tous les 6 mois.Ne pas oublier de le vacciner......

 

Toujours se laver les mains après avoir caressé votre lapin, désinfecter son habitat une fois par semaine.

Traitement

La Tiamuline : une molécule qui rend bien des services en cuniculture (septembre 2010)

Dr Samuel Boucher  Président délégue chargé des affaires sanitaires et scientifiques de la Fédération Française de Cuniculiculture

 

Introduction 

"Les antibiotiques (substances qui empêchent le développement ou détruisent des bactéries) c'est pas automatique". Cette phrase a été entendue maintes fois dans les médias. Et c'est sans doute bien ainsi. Il faut empêcher les abus et garder à ces substances d'intérêt médical toute leur utilité. Beaucoup sont utilisées chez l'Homme et il serait déraisonnable de favoriser, par l'emploi inconsidéré d'un antibiotique chez l'animal, la création de résistances chez des bactéries pathogènes de l'Homme. La tiamuline est un antibiotique qui n'est pas utilisé en médecine humaine. C’est un avantage notable car il n’y a pas de risque de création de résistances des bactéries chez l’Homme.

 

La molécule et son comportement dans l’organisme - Vite absorbée, vite efficace

Une fois ingéré, la tiamuline est très bien absorbée par le tube digestif (à plus de 90%). La molécule se répartit ensuite facilement dans les différents tissus. Sa structure moléculaire lui permet en effet d’être soluble dans les graisses et de ce fait, elle traverse très bien les membranes des cellules (elles aussi lipidiques). Elle présente donc une affinité marquée pour les poumons, les bronches, les articulations, le tube digestif, le foie, les reins, la peau et la mamelle. C’est surtout au niveau du foie que la tiamuline est dégradée avant d’être éliminée pour les deux tiers par la bile. Cependant, le rein (via l’urine) ou la mamelle (via le lait) permettent aussi l’élimination de la tiamuline sous forme active. La molécule est bien éliminée et des tests ont montré qu’après administration d’une de 16mg/kg pendant 10 jours de la spécialité commerciale buvable, on ne retrouve pas de résidus d’antibiotique dans la viande au-delà de 2 jours. Les lapins sont donc consommables dès 2 jours après un traitement.

Comme tout antibiotique, en cas de surdosage, il peut y avoir un risque toxique. Pourtant, il est minime. Chez le lapin, distribuée sur de longues périodes à dose normale, la tiamuline n’a pas révélé de toxicité chronique. A hautes doses, après 10 jours d'utilisation, on peut observer une coloration rouge des urines, qui est due à la complexation d'un métabolite de la tiemuline; cette coloration est sans incidence sur la santé du lapin. C’est une molécule relativement sécurisante.

En outre, on peut l’associer avec quelques autres substances telle que l’oxytétracycline, ce qui augmente son activité (élargit le spectre d’activité antimicrobienne et agit en synergie sur différentes bactéries responsables d’infections respiratoires). Ces associations permettent d’avoir la même efficacité en administrant un peu moins d’antibiotique. Ce n’est pas négligeable, ni financièrement, ni pour tenir compte de l’environnement. Bien que certains auteurs le disent possible à faible dose, on évitera les associations avec la salinomycine, malgré tout peu employés en cuniculture.

La tiamuline agit sur les mycoplasmes (il a été démontré que ces bactéries provoquaient des pneumonies chez le lapin et favorisaient le développement de pasteurelles, agents responsables des coryzas), sur Clostridium (responsable de météorisation), sur Pasteurella multocida (responsable de pasteurelloses), sur Staphylococcus aureus (responsable de maladies de peau) et sur Bordetella bronchiseptica (qui abîme les sinus).

La tiamuline, employée correctement, peut donc rendre bien des services en cuniculture.

 

Son utilisation dans le traitement de l’Entérocolite Epizootique du Lapin (EEL)

Depuis 1996 en France, l’Entérocolite Epizootique du Lapin (EEL) sévit dans les élevages. Les pertes de production liées à cette maladie ont été estimées autour de 25 à 30%. Toutes les souches ou races de lapins sont touchées.

Si on ne connaît actuellement pas encore l'agent pathogène en cause, plusieurs auteurs ont mis en évidence la prolofération de Clostridium perfringens dans le syndrome EEL. Il semble donc avéré que - même si ce n’est peut-être pas l’agent primaire -, le Clostridium complique la maladie. C'est d'ailleurs cette bactérie qui est étudiée dans les dossiers d'AMM (Autorisation de Mise sue le Marché) pour toute substance traitant sur l'EEL. La destruction de ces bactéries anaérobies associée à quelques pratiques simples d’élevage (mise à jeûn, rationnement, sevrage dans les salles sèches et chauffées) permet au lapin de mieux lutter contre cette maladie.

Les signes cliniques sur les lapins en croissance sont : arrêt de consommation, sous-consommation d’eau, ballonnement, constipation, signes de douleur (prostration, coliques, lapins mordant la cage), mydriase bilatérale (pupille dilatée), bradycardie (ralentissement des battements cardiaques), parfois sécheresse des muqueuses (œil vitreux), déficit proprioceptif.

On note parfois une sous-consommation d’aliment 2 à 3 jours avant l’apparition d’une diarrhée liquide peu abondante. La présence de mucus est signalée pour 10% de lapins autopsiés. Un ballonnement de l’abdomen est aussi observé ainsi qu’une forte augmentation de la mortalité des lapereaux en engraissement.

L’EEL touche aussi le cheptel reproducteur et les animaux non sevrés.

Ces signes cliniques sont accompagnés d’une chute de la croissance à mettre en relation avec l’anorexie précédant l’épisode clinique et la mauvaise digestion lors de la phase « maladie ».

Les lésions concernent principalement le tube digestif :

- L’estomac est dilaté avec un contenu très liquide. Cette lésion est rencontrée de manière constante. 

- Au niveau de l’intestin grêle, le contenu est le plus souvent liquide mais la présence de gaz est aussi notée et explique l’aspect fortement dilaté de certaines portions de l’intestin.

- Le contenu du caecum est toujours anormal mais est très variable : il peut être liquide, sec ou hétérogène avec une partie liquide en partie proximale et une autre partie dilatée par la présence de gaz.

- Le colon présente toujours, lui aussi, un aspect anormal ; il peut être vide, rempli d’un contenu liquide ou fortement dilaté par la présence de mucus.

L’une des caractéristiques du syndrome entérocolite est l’absence de lésions inflammatoires sur les parois digestives, et sur les autres organes en l’absence de surinfection. On notera donc que le terme d’ "entérocolite" qui signifie inflammation de l’intestin et du colon est fort mal choisi.  

 En l’absence d’étiologie connue,  le diagnostique de l’EEL reste principalement visuel et se fonde sur des signes extérieurs comme le ballonnement et sur les lésions nécropsiques liées à une mortalité forte.

La tiamuline a obtenu l'indication pour traiter l'EEL chez le lapin. C'est actuellement la seule à être proposée pour cette indication sous forme de médicament liquide à mettre dans l'eau de boisson et/ou dans l'aliment. Depuis quelques semaines, pour les petits élevages, nous avons à disposition en flacons de 100 mL une spécialité  liquide (Cevamuline®) avec AMM pour le lapin. Le traitement doit se faire à la dose de 0.16 mL/kg de poids vif pendant 10 jours.

 

Son utilisation dans le traitement de la staphylococcie

La tiamuline a aussi le pouvoir de soigner la staphylococcie  qui s’exprime essentiellement sous la forme d’une maladie de peau. Le lapin héberge naturellement des staphylocoques sur la peau et ceux-ci peuvent envahir l’animal ou provoquer un abcès après introduction dans une plaie, si minime soit-elle lors d'un vaccin, d'une morsure, d'une griffure ... ). Les lapereaux encore dans les nids s’infectent donc facilement au contact de leur mère qui les griffe parfois en venant les allaiter. Un des signes fréquent de cette maladie est ce qu’on appelle les « maux de pattes » très connus chez le lapin Rex ou certains lapins élevés sur grillage. A la faveur d’une petite coupure sous les pattes, le staphylocoque se développe et provoque une réelle nécrose plantaire ou palmaire. On distingue actuellement les staphylocoques dits hautement virulent donnant des maladies très difficile à soigner et les staphylocoques faiblement virulents dont on vient facilement à bout avec une antibiothérapie par voie générale et des soins locaux.

La staphylococcie est une maladie fréquente qui s’exprime de la manière suivante :

       -  180 ou 200 % de renouvellement sur les femelles par an (mortalité, palpations négatives, mauvais allaitement des jeunes);

       -   fatigue et maigreur;

       -   maux de pattes;

       -   mammites;

       -   abcès;

       -   mortalité dans les nids; 

Le diagnostic de la staphylococcie est avant tout clinique (observation des lésions et des signes cliniques) mais il doit être complété par un examen bactériologique qui permettra l’isolement de Staphylococcus aureus et fournira un antibiogramme éventuellement.

Une étude publiée en 2009 a montré que les staphylocoques dorés chez le lapin sont très peu résistants à la tiamuline (moins de 1%) alors qu'ils peuvent l'être à de nombreux autres antibiotiques.

Dans la prévention des staphylococcies, l’hygiène générale est importante. Il faut insister sur l’absence d’humidité, la désinfection des cages, le renouvellement des litières. Le choix des animaux élevés est également important. Ainsi, il a été démontré que les souches que l’on veut élever sur grillage doivent être fortement pourvues de poils sous les pattes. Le Néo-zélandais, le Californien se prêtent bien à cet élevage là tout comme les lapins de souches commerciales actuelles. Cependant, s’il est sain, sur les sols grillagés actuels très bien conçus avec un repose pattes en complément, toutes les races peuvent être élevées sans problème de nécrose plantaire. Des professionnels arrivent même à élever des centaines de lapins rex sans la moindre problème sur grillage.

En cas de contamination, il est possible d’essayer de renforcer l’immunité par l’injection d’un autovaccin (on fabrique un vaccin à partir des staphylocoques isolés de votre élevage) mais pour soigner, il est souvent nécessaire de passer par un antibiotique adéquat. La tiamuline en fait partie. Elle diffuse assez bien jusque sur la peau.

On l’administre dans l’eau de boisson durant 7 jours, à raison de 0.4 ml de Cevamuline® par kg de poids vif. Durant cette période, il est indiqué de faire des soins locaux (spray désinfectant sur les plaies), et éliminer les facteurs favorisants (assèchement des litières, désinfection des nids par une poudre antiseptique…). Il est parfois nécessaire de recommencer un traitement quelques jours plus tard.

 

La tiamuline dans le traitement des maladies respiratoires

Actuellement, le coryza est connu pour être une des maladies les plus rencontrées en élevage de lapins de concours. Une enquête bactériologique réalisée dans des expositions a mis en évidence le portage de pasteurelles sur au moins un lapin sur deux. Cela ne veut pas dire qu’il tombera malade mais il en a la possibilité.

Les maladies respiratoires du lapin sont principalement dues à trois bactéries. La pasteurelle (Pasteurelle multocida) est la plus connue. S’y ajoute la bordetelle (Bordetella bronchiseptica) qui vit dans les sinus et les « ronge » et Mycoplasma  bovis et/ou Mycoplasma arginini qui vit dans le poumon, l’abîme et favorise ainsi le développement de la pasteurelle. Le lapin étant porteur sain de certaines pasteurelles, il a été nécessaire de mettre au point un test de laboratoire capable de détecter si la pasteurelle est dangereuse ou non pour l’animal. Ainsi, on distingue les pasteurelles ODC + qui sont pathogènes des pasteurelles ODC- qui le sont peu. Tout laboratoire est capable en principe de vous le signaler. 

Mais lorsqu’on parle de pasteurellose, il faut aussi évoquer les autres formes de la maladie, la forme respiratoire n’étant qu’une composante de cette entité. En effet, les pasteurelloses peuvent provoquer des abcès sur la peau ou sur les organes vitaux tels que le foie, la rate ou les reins, des métrites, ou des troubles nerveux (dits « torticolis » car le lapin a la tête tournée). 

Un traitement intéressant doit donc à la fois inactiver ou tuer la bactérie et diffuser partout dans l’organisme. Il faut aussi qu’il soit actif sur les mycoplasmes et les bordetelles. C’est le cas là encore de la tiamuline.

On fera réaliser un antibiogramme sur la pasteurelle avant de procéder au traitement car certaines pasteurelles sont devenues résistantes à cette molécule. Afin de bénéficier de la synergie des antibiotiques, on pourra aussi associer la tiamuline et l’oxytétracycline à raison de 0.4 ml/kg de poids vif de Cévamuline® et de 50 mg/kg d'oxytétracycline. Dans tous les cas, il faudra éliminer les facteurs favorisant l’apparition de la maladie (mauvaises ventilations, courants d’air, renouvellement d’air insuffisant, humidité ambiante …).    

 

Conclusion 

La tiamuline est donc une molécule qui peut rendre de multiples services en cuniculture. Bien employée (sur les bonnes maladies et en respectant les prescriptions), elle fait partie des antibiotiques qui aident à combattre les maladies bactériennes dans les élevages. Désormais disponible en petit conditionnement, les traitements utilisés par les professionnels sont mis à la portée des éleveurs amateurs.